Brest Écologie Solidarités :
Préparons Brest aux enjeux du 21ème siècle !

Ce jeudi s’est tenue, au Patronage Laïque de la Cavale Blanche, la première réunion publique de la liste Brest Écologie Solidarités, depuis son lancement de campagne du 2 novembre. Une liste menée par Ronan Pichon et soutenue aujourd’hui par EELV, UDB et Génération.s, en vue des élections municipales de 2020. Ce temps d’échange avec les habitants visait à partager les premières propositions de la liste pour préparer Brest aux enjeux du 21ème siècle et développer la qualité de vie des brestois·es.

L’urgence écologique nécessite d’agir sur toutes les politiques publiques à la fois.

    • C’est mettre en place un « budget carbone » à voter, pour rendre plus lisible, transparent et mesurable aux yeux des brestois, l’engagement de la collectivité pour réduire son empreinte carbone.
    • Faire de la commande publique un véritable levier de la transition écologique, notamment en agissant à travers les politiques d’achat de la ville et la métropole.

Préparer l’avenir, c’est soutenir les activités économiques de demain :

    • Créer un fonds d’investissement local, pour investir et faire levier pour des projets et activités économiques d’intérêt pour le territoire et la transition écologique.
    • Faire émerger un éco-pôle de l’artisanat dans le centre-ville, sur la même logique que les technopoles, pour appuyer et mettre en réseau les entrepreneur·se·s de l’économie circulaire et écologiquement responsables.

Redonner sa place à la nature dans la ville, c’est protéger l’environnement et la qualité de vie :

    • Introduire l’objectif de « zéro artificialisation » des terres naturelles, boisées et agricoles, dans le cadre de la révision de nos futures orientations stratégiques d’urbanisme.
    • Mener un plan de désimperméabilisation des espaces dans la ville
    • Améliorer les accès aux espaces naturels de la Penfeld : valoriser un « parc métropolitain de la Penfeld », en y favorisant les continuités de promenades et de circulation à vélo. Mais aussi créer de nouveaux parcs urbains en cœur de ville.

Fortifier et soutenir toutes les solidarités dans la ville, c’est défendre les plus fragilisé·e·s :

    • Favoriser un meilleur accès aux droits et aux soins : en mettant en place un service mobile d’accès aux droits dans la ville et dans les quartiers, un véhicule itinérant qui viendra à la rencontre des brestoises et brestois.
    • Former des « ambassadrices et ambassadeurs de santé » : il s’agit de développer la participation des habitant·e·s aux questions de santé.
    • Mieux porter assistance et appui aux personnes victimes de violences, en proposant une maison d’accueil interdisciplinaire. Une maison où les brestois·es victimes de violences ou d’incivilités seront mieux écoutées et accompagnées. Ce lieu pourrait servir aussi pour prendre en charge, dans l’urgence, les femmes et enfants victimes de violence. Nous voulons que cette maison soit un endroit où les acteurs sociaux, les associations concernés par l’accompagnement des victimes, les policiers puissent agir ensemble efficacement et dans de meilleures conditions de travail. Cette ambition pourrait trouver sa place au Cercle Naval, à proximité du commissariat Colbert. Nous pourrons étudier la possibilité, avec l’État, d’y transférer le commissariat, en contrepartie d’une augmentation des effectifs de police.

Préparer l’avenir, c’est donner les moyens aux brestois·es de se déplacer mieux et facilement :

    • Mener à bien les projets prévus de 2nde ligne de tram et la ligne de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS).
    • Augmenter considérablement le budget transports pour améliorer le réseau de bus : augmenter chaque année, dès 2020, le budget actuel de trois millions d’euros. Cela représente une augmentation de 45 millions d’euros du budget transports sur l’ensemble du mandat. L’objectif est d’assurer une amélioration du maillage des réseaux, des fréquences, des plages horaires et de la tarification.
    • Multiplier par 4 la pratique du vélo sur la durée du mandat via des aménagements cyclables continus, nombreux et de qualité, le développement du stationnement, l’apprentissage.
    • Créer une Agence des Mobilités pour accompagner dans leur changement de mobilité les entreprises, les collectivités, les établissements scolaires et les particuliers.


3 commentaires

Paillé · 2 décembre 2019 à 15 h 05 min

Préparer l’avenir, c’est donner les moyens aux brestois·es de se déplacer mieux et facilement :j’ajoute à vos mesure la contrainte plus stricte des règles de circulation dans la ville :
– réduction drastique de la vitesse des véhicules avec une opération toute la ville à 30 km/h avec une surveillance accrue du respect de cette règle pour la sécurité des piétons et des cyclistes (installations de radars fixes y compris dans les zones considérées rapides par les automobilistes),
– réduire les plages horaires de circulation des camions de livraison et autres véhicules de chantiers (3 à 4 heures par jour en dehors des fluxs de circulation les plus denses,
– promotion de la location de vélo à assistance électrique,

Tesson · 9 décembre 2019 à 12 h 24 min

Bonjour! Je voudrais connaître votre positionnement sur l’accueil des migrants à Brest et plus globalement, sur la question des sans-hébergement.

    Marie Jabbar · 12 décembre 2019 à 15 h 26 min

    Bonjour,
    Voici quelques éléments pour répondre à vos deux questions.

    Nous avons rencontré plusieurs associations sur Brest, notamment au sujet des mineurs isolés et des familles. Nos propositions sont issues de ces rencontres et de ces discussions avec les acteurs de terrain.

    Concernant les personnes migrantes.
    Notre envie concernant ces questions est de soutenir et renforcer les associations présentes auprès du public migrant. Nous souhaitons poursuivre les conventions entre la ville et les associations et les renforcer, notamment sur le plan de la durée (passer plus de conventions pluriannuelles pour pérenniser le travail de ces associations), nous souhaitons remettre en place un service dédié en mairie qui permettrait de faire un lien plus efficace et plus direct entre la personne migrante et la préfecture (pour les papiers et les recours administratifs), nous sommes pour un accueil digne et bienveillant de toutes les personnes arrivant sur Brest et donc nous allons soutenir encore plus les associations qui sont présentes sur le territoire et leur champ d’actions : aide aux papiers, hébergement, … il serait également pertinent de développer « la consult » qui est un lieu d’écoute et de soutien psychologique aux personnes souffrant de traumas liés à l’exil. Nous souhaitons que le nombre de professionnels accueillant ces souffrances soit plus grand.

    Concernant les personnes à la rue, il y a plusieurs publics distincts.
    Concernant les personnes sans hébergement, il existe sur Brest un réseau important cependant nous savons que les logements d’urgence peuvent être difficiles à mobiliser. Cependant, il existe des solutions rapides d’hébergement provisoire en partenariat avec le CCAS. Nous souhaitons développer les colocations ou appartement de transition, les logements « atypiques » permettant à des personnes à la rue de s’habituer de nouveau à habiter un logement. Pour ce faire il faut développer le nombre de travailleurs sociaux du CCAS qui interviennent dans la rue (le CCAS a renforcé le point Kerros) mais certainement que cela ne sera pas suffisant pour accompagner les personnes à la rue. Ensuite, nous souhaitons établir de nouveaux partenariats avec BMH ou des bailleurs privés pour pouvoir avoir une offre plus grande de logement. Nous savons que plus les personnes sont dehors, plus leur état de santé physique et psychique se dégrade il est donc important de leur permettre d’entamer un parcours de retour en logement. Cependant ce parcours ne va pas de soi pour un certain nombre de personnes à la rue depuis longtemps. Il est donc important distinguer notre réponse en fonction des publics : famille, personne seule, migrants primo arrivant, personnes SDF … chaque personne doit pouvoir être entendue et son projet pris en compte selon ses attentes. Il est parfois nécessaire de revoir complètement le parcours d’accès au logement pour certaines personnes, imaginer du logement temporaire pour certain. Plutôt que penser pour les gens, faisons avec eux.

    Si vous avez des idées à partager n’hésitez pas à venir en discuter avec nous. Notre démarche est participative et notre programme se co-construit avec le plus grand nombre !

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