stade Francis Le Blé

À dix ans d’intervalle, en 1982 et 1992, Gilles Walusinski s’est rendu à Brest pour honorer deux commandes du ministère de l’Équipement. Deux travaux documentaires, l’un dans le cadre d’une campagne de réhabilitation de logements insalubres, l’autre autour du thème Le port et la ville.

Source : Gilles Walunsinski, Brest 1982

Communiqué de presse du 23 janvier 2020

N’en déplaise à ce partenaire historique du Stade brestois qui affirmait de façon surréaliste en Novembre dernier « qu’il fallait se dépêcher de le faire {le nouveau stade} tant que c’était encore possible », le temps où l’on bétonnait à tout va est bel et bien révolu. La liste Brest Écologie Solidarités de Ronan Pichon veut recentrer le débat en défendant l’écologie avant tout et le foot populaire accessible à toutes et à tous.

Le propriétaire actuel du Stade brestois dépense beaucoup d’énergie pour essayer de nous convaincre du bien fondé de son projet privé : Mais le Stade brestois, c’est plus qu’une équipe de foot, c’est un pan entier de l’identité Ti Zef. Et si l’on peut reconnaitre le bon travail des propriétaires actuels, Le SB29 a une longue et belle histoire populaire et nous souhaitons que ce soit encore le cas à l’avenir.

Est-il vraiment pertinent d’aller grignoter encore 15ha de terres agricoles pour construire un centre commercial géant abritant terrain de foot, piscine, hôtels et commerces ? Notons que ce projet, avec ses 13 000 places assises prévues, ne contente personne, pas même les plus fervents défenseurs d’une nouvelle enceinte ! D’autres évoquent un site près de l’aéroport, voire plus loin, autant aller tout de suite au Roudourou dans ce cas !

Francis le Blé est vétuste. Certes. Il n’est plus adapté, ni aux exigences de la Ligue, ni à celles des supportrices et supporters. Actuellement, il y a des problèmes de stationnement, pour les riverains et les structures autour, des nuisances les soirs de match. Et alors, on déplace le problème à Guipavas ou bien on agit ? Prenons ces sujets à bras le corps ; ils méritent d’associer la population, les habitants et supporters. Tous doivent disposer d’informations sérieuses, notamment un véritable diagnostic du stade Francis Le Blé, et un autre chiffrage que celui, totalement fantaisiste annoncé par les promoteurs du nouveau stade. Notons qu’en plus, ce projet dit privé entrainerait de grosses dépenses de la collectivité ne serait ce que pour l’aménagement routier aux abords du stade. Et encore faudrait-il démanteler ou réutiliser l’actuel stade, double sanction donc, en plus de laisser totalement filer le SB29 au privé !

« Il n’est plus possible d’imaginer, à court comme à long terme, un avenir pour le club au stade Francis-Le Blé » déclarait Denis Le Saint. Nous disons le contraire : Avoir un stade en pleine ville peut présenter bien des aspects positifs, en terme d’animation du quartier, de dynamisme des commerces et de liens avec les structures environnantes.

C’est à la collectivité d’initier la concertation, d’y associer tous les acteurs, et de modifier le PLU le cas échéant. Il y a des exemples réussis de rénovation de stades équivalents en ville, presque autant que de stades flambants neufs inoccupés, sans âme, en décrépitude après quelques saisons qui ont vu leur équipe se faire reléguer, et qui sont un poids financier considérable pour la population. Demandez donc aux Manceaux, dont l’équipe était aux portes de l’Europe il y a quelques années, ce qu’ils en pensent.

Nous pouvons réfléchir ensemble à un stade Francis le Blé rénové. Encore faut-il que le locataire du stade paie un loyer en adéquation avec l’utilisation de celui-ci. La Chambre régionale des comptes a récemment épinglé le FC Nantes et la ville de Nantes au sujet de leur relation commerciale. Le loyer annuel de Francis le Blé s’élève actuellement à 150 000 euros. Faites vos comptes…

Francis le Blé, c’est le patrimoine brestois, c’est un stade à l’anglaise, l’identité d’un club et d’une ville. Conservons l’âme du SB29 et respectons son histoire populaire. Brest, ce n’est ni la côte d’Azur ni Las Vegas. C’est Yvinec, les gars du port de co, les buts de Frank Lérand dans la boue, et la tribune Kemper en feu pour un Brest-Pontivy en CFA.

Il nous appartient de prendre nos responsabilités en tant qu’écologistes et de défendre le foot populaire, accessible à toutes et tous.

Brest Écologie Solidarités, liste menée par Ronan Pichon

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